Abstract
Le recoupement des sources orales, des textes anciens et des vestiges archéologiques nous ont permis d’identifier les traces de la présence vazimba d’Analamanga au XIVe siècle comme le fossé simple d’Ankadinandriana et son accès en pont de terre, les tessons de poterie de la phase Fiekena, l’accès non encore associé à un disque de pierre, les murs en entassement de granit de type cyclopéen, la nécropole située à l’est du périmètre d’habitat, le micro-mégalithe associé à une source d’eau d’Andohamandry et l’humanisation de l’espace (une trace idéelle). Elles sont maigres par rapport aux indices de la présence royale du XVIe au XIXe siècle, ce qui favorise l’histoire tendancielle d’Analamanga, focalisée sur Andrianjaka jusqu’à Ranavalona III. D’ailleurs, des mesures de protection et de valorisation s’avèrent prioritaires pour réécrire et reconstituer l’histoire d’Analamanga.
