Abstract
Dans la plupart des sociétés africaines, le mariage revêt une grande importance culturelle et sociale. Les grossesses hors mariage sont généralement considérées comme des faits susceptibles d’entraîner un rejet de la part de la famille, de la société et des institutions. Ce statut est ainsi souvent suivi de ses corollaires qui sont l’abandon scolaire et les difficultés de formation et d’insertion professionnelle. Tel est le cas des mères célibataires de Madagascar. Ainsi, elles exercent notamment des emplois précaires, ne correspondant pas aux caractéristiques d’emploi décent, situation aggravant leur situation économique. Ce travail a pour objectif d’identifier comment concilier capital humain et aspirations ou besoins des mères célibataires pour l’identification d’emploi décent. Des enquêtes auprès des mères célibataires et des offreurs de service potentiels recruteurs de ces femmes au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo, ont été effectuées. Des calculs de scores ont été faits pour tirer les meilleurs emplois pouvant être exercés par les mères célibataires. Les résultats ont montré que compte tenu de leurs caractéristiques en matière de capital humain et désirabilité, les mères célibataires peuvent exercer dans les métiers suivants : ceux dans le secteur du textile, du nettoyage, et de la restauration. Pour que chaque métier leur fournit le revenu désiré par ces femmes, il devrait appartenir au secteur formel.
