Être et Agir dans l’Ontologie thomiste
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Mots-clés

être
agir
essence
existence
acte
puissance

Résumé

Nous chercherons à penser l’être dans son agir. Il est donc utile de savoir d’abord ce qu’est l’être, sa notion fondamentale, à savoir sa structure. Dans l’étant, en effet, on distingue l’essence et l’existence. Traditionnellement, on explique la composition de celles-ci par le couple aristotélicien « acte » et « puissance ». Or, l’étant en acte inclut une double actualité : celle de l’être ou de l’exister qu’il possède et exerce, puisqu’il est ; et celle de sa propre détermination essentielle, puisqu’il est ceci ou cela. Ainsi, du côté de l’existence, il est en acte premier dans la mesure où posé dans l’être, il est réalisé. En ce sens aucune perfectibilité n’est à atteindre. Par contre, du côté de l’essence, un étant pourra être perfectible, non certes dans ce qu’il a d’actualité, mais dans ce qu’il a précisément de puissance à acquérir un accomplissement, un achèvement. D’où la nécessité d’un acte second ou d’un agir par lequel un étant exerce ses puissances actives. L’esse est donc l’acte premier avec lequel l’essence compose et qui trouve en elle sa mesure ou proportion. Quant à l’agir, il est un acte second qui achève l’étant en ordre à sa perfection. Il est comme une surabondance de l’être par laquelle il s’accomplit. Agir, c’est pour l’être, se réaliser jusqu’au bout, devenir pleinement soi, conquérir sa vérité dernière. Finalement, l’agir s’enracine profondément dans l’être. On agit et on se comporte conformément à ce qu’on est.

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